Quand une consultation vire au cauchemar

Ce lundi 22 octobre 2012, j'ai dû consulter un neurologue. En effet, mon pied gauche ne répondait plus comme il faut. Ça se dégradait de jours en jours depuis l'opération, jusqu'au jour où il m'a été totalement impossible de bouger le pied, sans raison apparente...
Je me rend donc au rendez-vous avec un peu d'angoisse... Je sais ce qu'est un électromyogramme (EMG), et je sais que ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable... Mais il le faut, pour être sûr que mon problème n'est pas neurologique. Une fois déchaussée, je me transferts sur la "chaise de torture". Il commence par vouloir redresser à tout prix ma jambe tordue... Je viens juste de lui faire la liste de mes antécédents  mais ça n'a pas l'air de lui avoir atteint le cerveau! Une fois qu'il a eu l'air de comprendre que me torturer pour redresser la jambe ne servait à rien, il m'installe son "matériel" et commence les impulsions électriques... J'avais déjà les larmes aux yeux de sa manipulation indélicate, alors là! Je me suis mise à pleurer à chaudes larmes tellement la douleur était forte. Je souffre d'hypersensibilité encore à certains endroits... C'était le début du calvaire! J'ai eu droit à une pause quand il est passé à la jambe droite (pour comparer). Mais ses manipulations violentes avaient déjà bien entamé mon capital "gestion de la douleur"...
Quand est venu le coup de grâce... Il abaisse le repose-jambes, puis il attrape violemment ma jambe gauche par la cheville (rien que ça c'était une horreur!), et il la lâche dans le vide!!! "Allez! Faites un effort là! Gardez la jambe tendue en l'air!!!" Mais j'en suis absolument incapable! J'ai une forte atrophie musculaire!!! Et il recommence... Une deuxième fois, puis une troisième fois, l'air exaspéré!
Il m'a démoli la jambe, et me sort un vague "Tout est normal, c'est pas neurologique!", d'un air dédaigneux! "Ça doit être la déficience musculaire!" Merci! Je n'étais pas au courant! Folle de rage et de douleur, je repars de son cabinet, désespérée, anéantie, accablée par la douleur et un sentiment de culpabilité inexpliqué! Depuis ce lundi 22 octobre, je souffre terriblement, bien plus que je ne l'aurais cru d'avoir subi une telle violence pour ce qui devait être un simple examen neurologique...