Exclusivité!

En exclu, aujourd'hui, pour vous remercier de me suivre, de suivre ce blog qui me tient tant à coeur, voici un petit extrait du début de mes écrits...

"(...) Je l’ai vue, rapide, arrivant sur moi, vite, très vite, trop vite ! Je l’ai vue me foncer dessus… Une simple petite citadine, de couleur foncée. Gris foncé ? Noir ? Je ne sais plus… Je la vois se précipiter sur moi. J’ai comme un flash. La vision de la voir me rouler dessus. De voir les roues de son véhicule me passer sur les jambes, sur le torse, sur le casque… Je me vois écrasée sous le poids de ce véhicule qui roulait trop vite…

Lorsque je reprends mes esprits, je suis au sol. Je n’ai pas encore mal. Un homme me parle. Il m’explique gentiment qu’il m’a dégagé de dessous ma moto, qu’il s’est permis de la déplacer, qu’il a gardé les clés pour l’instant… Je ne comprends pas trop ce qu’il m’arrive… Alors je n’ai pas finie écrabouillée, sous les roues de cette voiture ? J’ai été épargnée ? L’homme me parle encore. Il me demande de ne pas bouger, si j’ai mal quelque part… Je veux me relever. Je n’y arrive pas. Ma jambe ! Oh ma jambe ! Elle me fait si mal ! C’est comme si je n’entendais plus un seul bruit tout à coup. Je ressens juste une violente douleur dans la jambe. Puis la douleur s’estompe suffisamment pour me permettre de rassurer ce gentil monsieur, et cette dame qui « l’assiste »… J’ai l’air d’aller bien… Le choc commence à retomber… Une femme vient vers moi. Que me veut-elle ?! Qui est-elle ?! « Je ne vous ai pas vue ! Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ! Je ne vous ai pas vue ! Vous n’allez pas me faire de problèmes avec l’assurance ?! » L’assurance ? Des problèmes ? C’est elle qui m’a foncé dessus alors ?! C’est elle qui a décidé de faire comme si je n’étais pas là. C’est sous les roues de sa voiture que j’ai cru mourir ?! L’assurance… Quel moment étrange pour me parler de son assurance ! Nous allons simplement faire un constat ! Le reste sera l’affaire des assurances. Ce sont elles qui détermineront les responsabilités… J’entends des mots sortir de ma bouche : « Des problèmes à l’assurance ?! Vous m’avez foncée dessus ! On va faire un constat et on verra ce qu’il se passe ! Je ne veux pas de problèmes, je veux faire un constat ! » C’est bien moi qui ai prononcé ces mots… Mais le choc est encore trop fort pour que j’aie totalement conscience de ce qu'il se passe… « De toute façon, je ne vous ai rien fait ! » me lance-t-elle. Et je la vois repartir vers son véhicule à pas pressés… Cette femme, « bon chic bon genre », dans sa petite robe tailleur beige, avec sa coiffure impeccable, jusqu’aux épaules… Oh ma jambe ! Je ne peux pas la retenir ! Les deux personnes qui sont à mes côtés ne lui courent pas après… Elles préfèrent rester auprès de moi… Je dois me lever ! Ca ne doit être qu’une entorse… Je dois faire un constat ! Oh ma jambe ! J’ai tellement mal ! J’essaie de la regarder. De savoir si elle est encore là, entière. J’essaie tant bien que mal de voir ce que j’ai… Mais le monsieur veut rester prudent. Il me maintient le casque pour que je cesse de remuer jusqu’à l’arrivée des secours… (...)"